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Pourquoi dit-on que la ville de Constantine est le "foyer de la culture juive"?

Envoyé par Bensamy 
Pourquoi dit-on que la ville de Constantine est le "foyer de la culture juive"?
13 février 2013, 10:36
Bonjour, Shalom, Salam, Azul,

Mon arrière grand mère entérré dans la ville Constantine avant l'indépendance de l'Algérie en 1962 abrité une communauté juive très ancienne... Il faut rappeler que c'est une ville qui à longtemps était ouverte par la communauté juive d'Algérie, vu qu'il existait un quartier juif à l'époque...

Et maintenant en cette année 2013, j'apprends qu'une bonne partie du quartier juif "Charaa Lihoud" de Constantine est complètement ramoli, détruit... cela depuis 50 ans, hélas!



Lien (Flickr) => : [www.flickr.com]

Photo de Michel Setboun...

Pour ceux qui se posent des questions sur leur judéité... faites des recherches, plus profondèment et vous comprendrez qu'un certains nombres d'Algériens originaires de la ville et tout au tour de la région ont des ancêtres Israélites. 2 000 ans de présence juive, ce n'est pas rien, non plus! thumbs up

Cordialement
Re: Pourquoi dit-on que la ville de Constantine est le "foyer de la culture juive"?
13 février 2013, 10:43
Un article sur la ville Constantine et de la présence juive...

Quote

Constantine se souvient de sa communauté juive

La ville, foyer de la culture juive en Algérie, reçoit ce mercredi la visite de Nicolas Sarkozy.

La rue de france dans le Charaa, l’ancien quartier juif de Constantine, grouille de monde. Au café de Âammi Tahar, les anciens sirotent le thé à la menthe en évoquant «les cousins». Les uns regrettent leur départ après l’indépendance, en 1962 ; d’autres ne cachent pas leur dépit pour leur «mauvais choix» durant la guerre. «Ils vivaient comme nous, on s’entendait bien. Pourquoi nous ont-ils tourné le dos pour choisir le camp de la France ?» déplore un bijoutier de 75 ans.

Pour avancer dans l’étroite rue Mentouri (ex-Antoine-Zevaco), spécialisée dans le négoce de tissus d’ameublement, il faut jouer des coudes. Au numéro 3, des rouleaux d’étoffes bigarrées débordent sur le trottoir. C’est là que Raymond Leyris vendait des disques. Vénéré par les Juifs et les Arabes qui l’appelaient «Cheikh Raymond» en signe de respect, le maître du Malouf, la musique raffinée arabo-andalouse, fédérait les communautés. Son assassinat, le 22 juin 1961, a sonné le départ des 30 000 juifs de la ville. Sur ce tragique épisode, les avis sont partagés. A-t-il été exécuté par le FLN, ou fut-il victime d’une opération du Misgeret, l’antenne constantinoise du Mossad, pour précipiter l’émigration des juifs vers Israël ?

L’ombre de Cheikh Raymond plane toujours, quarante-six ans plus tard, sur le magasin aux murs décrépis d’un vert pâle. Comme une relique, le vieux téléphone noir à cadran trône toujours sur une étagère. À 50 ans, Seghir Touhami, le propriétaire des lieux, se souvient des premières années de l’indépendance : «les commerçants arabes avaient gardé d’excellentes relations avec des juifs rapatriés en France. Mon père faisait des affaires avec Albert et Maurice, marchands de tissus à Marseille».

Si, pour les jeunes Algériens, le Juif est synonyme de répression contre les Palestiniens, il évoque, pour les vieux Constantinois, une période de cohabitation, de tolérance, malgré des épisodes tragiques. Comme les affrontements intercommunautaires de 1934 ou ceux de l’Aïd 1956, qui avaient causé des dizaines de victimes. Aujourd’hui, on en parle encore avec émotion et pudeur, mais sans haine. Dans la casbah, où l’on a tourné la page depuis longtemps, on a du mal à comprendre la polémique récurrente autour d’Enrico Macias. Disciple et gendre de Raymond Leyris, le chanteur pied-noir est la cible d’imams intégristes et de politiciens calculateurs, opposés au retour de l’enfant prodigue. Abdellah, ancien combattant du FLN, est révolté : «Nous avons fait la guerre pour retrouver notre dignité. Tous ceux qui respectent cette dignité sont les bienvenus, qu’ils soient juifs, chrétiens ou bouddhistes.» Depuis les années 1980, des centaines de juifs sont pourtant revenus en pèlerinage sur les tombes de leurs proches. Leurs voisins les ont accueillis avec chaleur, les invitant souvent à leur table. «Les jeunes sont parfois tentés par des attitudes agressives, reconnaît un vieux coiffeur, mais les anciens veillent, et il n’y a jamais eu le moindre incident.»

«Son quartier natal, son école»

Avec la synagogue transformée en centre culturel, le cimetière juif qui surplombe la ville est le dernier vestige de la présence juive. Malgré les ans et quelques actes de vandalisme, il est bien conservé. Sur le marbre gris des tombes bien alignées, les noms des défunts se détachent en hébreu et en français. À l’entrée du cimetière, dans une petite maison, Mme Nouara veille sur leur repos. Pour cette vieille musulmane pratiquante, «s’occuper de ces morts loin de leur famille est une mission sacrée».

Dans la rue de Palestine située en contrebas, dans la cour de l’école al-Ghazali (ex-Montesquieu) où Enrico avait fait ses classes, les élèves chantent Qassaman, l’hymne national. En l’absence du directeur, les enseignants sont méfiants. Une jeune institutrice, la tête couverte du hidjab, brise le silence : «Enrico sera le bienvenu, c’est son quartier natal, c’est son école.»

En face, l’immeuble du numéro 8 menace de s’effondrer. Au 2e étage, la maison aux persiennes grises mi-closes appartenait aux Ghrénassia, les parents d’Enrico Macias. Elle abrite maintenant la famille Tar, un couple de sexagénaires et leur nombreuse progéniture. À l’idée d’accueillir un jour le célèbre chanteur, la mère est enthousiaste : «Si Enrico vient, je lui ferai du couscous et du maqrout constantinois (gâteau au miel).» Son fils Saïd, un plombier chauffagiste de 21 ans, ne peut s’empêcher de rêver : «Si je le rencontre, je lui demanderai une seule chose : “qu’il m’aide à obtenir un visa”. Sarkozy c’est son copain, non ?»

Source : Arezki Aït-Larbi - Le Figaro - 5 décembre 2007

Lien => : [www.lefigaro.fr]
Re: Pourquoi dit-on que la ville de Constantine est le "foyer de la culture juive"?
14 février 2013, 04:27
Je voudrais juste préciser que la photo date de 2010, quand même!

A propos de la judéité, peut-être que moi-même je fais partie de ces personnes qui ont un cas particulier, car en réalité il y a un certains nombres mais cela représente pas la majorité de la population Algérienne.
oui mai grand parent regrette toujours le depart des juifs.les voisin etc
ils me raconter comment ct bien avant.plein d anecdote et d histoir.
amicalment ouided
Re: Pourquoi dit-on que la ville de Constantine est le "foyer de la culture juive"?
05 mars 2013, 02:10
Quote
widedo
oui mai grand parent regrette toujours le depart des juifs.les voisin etc
ils me raconter comment ct bien avant.plein d anecdote et d histoir.
amicalment ouided

Bonjour, Shalom, Salam, Azul,

Et là, j'apprend de même que le ministère et les représentants de la Culture veulent faire de "Constantine", la ville de la capitale de la culture Arabe en 2015 pour effacer la présence juive...

Cela prouve encore une nouvelle fois, que le gouvernement Algérien mène une politique d'Arabisation et d'Islamisation du pays... alors que la ville millénaire existe bien avant l'apparition des populations Arabes, car auparavant, elle a été Berbère avant tout et Juive après... eye rolling smiley
Bonjour,
Bensamy malheureusement,c tristeeye rolling smiley
Ouided
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